Tout commence au Palais Rihour, siège de l'Office du Tourisme. Ces vestiges d'un ancien palais du XVème siècle rappellent le souvenir des Ducs de Bourgogne. Commencé en 1453 par Philippe le Bon, il est terminé vingt ans plus tard par son fils Charles le Téméraire.
Le "magistrat" achète le bâtiment en 1664 pour en faire son hôtel de ville, qui brûla en 1916. Seuls l'escalier d'honneur et la Chapelle ont échappé au sinistre. C'est un des rares vestiges lillois de l'architecture gothique flamboyante, dont témoignent au rez-de-chaussée la somptueuse salle des gardes, et à l'étage, l'immense salle du conclave, percée de niches aux armes des ducs de Bourgogne. Une lourde porte mène à la sacristie, illuminée par des vitraux récemment restaurés. A l'extérieur sur la Place Rihour, une pyramide en verre inonde de lumière une station de métro.
La rue de la Vieille Comédie rappelle le passage en 1741 de Voltaire : il laissa jouer ici la "première" de sa pièce "Mahomet".
La rue du Palais Rihour mène à la Grand'Place, entre deux rangs de maisons représentatives du patrimoine lillois. Rang pair, elles sont presque toutes construites sur le même modèle à la fin du XVIIème siècle : parcellaire très étroit, pignons sur rue, répertoire décoratif savamment mis en couleur...
En face, le rang impair édifié presque cinquante ans plus tard (1733) témoigne déjà du classicisme par la simplicité de ses lignes.
A quelques pas de là, la Place du Général de Gaulle (le général est né à Lille en 1890) reste avec ses nombreuses terrasses bondées nuit et jour, le rendez-vous habituel des lillois. Observez bien : quatre femmes la dominent, la première au centre sur son socle est la déesse qui commémore le siège de Lille par les Autrichiens en 1792. Sa main gauche indique une inscription gravée sur le socle la réponse courageuse du maire, refusant de rendre sa ville. Les trois autres couronnent le haut pignon de la Voix du Nord (1932, arch. A. Laprade). Ces trois grâces dorées représentent les trois provinces de la région : l'Artois, la Flandre et le Hainaut.
Cette Grand'Place, née au Moyen-Age, au Carrefour des grandes foires entre Nord et Sud, est vouée au commerce, dont la Vieille Bourse baroque, reste le symbole fastueux (1652 - 1653). Cariatides, guirlandes, chutes de fruits, cartouches et pilastres séduisent par la grande variété du décor et de ses couleurs.
Et pourtant, ce bâtiment sous son apparente unité est en vérité composé de vingt quatre petites maisons de commerce, adossées à une galerie entourant une cour. Quatre portails ornés de lions de Flandre mènent vers un petit marché aux fleurs et des bouquinistes. Un campanile couronné d'un mercure doré domine l'ensemble.
Grâce à un mécénat, la Vieille Bourse a retrouvé en 1995 tout son éclat, et le moindre rayon de soleil suffit pour donner du relief au roi Midas, à Baccus, et à des Pomones, chargées de fruits et de guirlandes.
Face à la Vieille Bourse, imposant par ses escaliers la Grande-Garde est le parfait exemple d'une architecture classique, construite en 1717 (actuellement le théâtre). On reconnaît d'ailleurs dans le fronton triangulaire le soleil de Louis XIV, et, de part et d'autres, les armoiries de France et de Lille.
En empruntant la rue des Manneliers (fabriquants de paniers) ou la rue des sept Agaches (les 7 pies), on arrive sur la Place du Théâtre, qui offre une profusion d'architectures extraordinaires : la Vieille Bourse de 1653 fait face à un Opéra de style néo-classique, couronné d'un haut-relief (Apollon entouré de ses muses), ainsi qu'à la Chambre de Commerce (et son Beffroi, 76 m de haut) construite dans un style néo-flamand ; ils encadrent le boulevard Carnot, percé en 1903 pour relier Lille, Roubaix et Tourcoing. C'est l'architecte L.-M. Cordonnier (1854 - 1940) qui construisit ces deux édifices inaugurés en 1921 et 1923.
L'ensemble fait face au Rang du Beauregard, ensemble de maisons privées, élevées sur trois niveaux et typiques de l'architecture lilloise de la fin du XVIIème siècle.
En effet, en 1674, dans le but d'imposer une certaine homogénéité des maisons, la ville décréta que tout plan de façade serait soumis à l'approbation de la Municipalité.
Ces lois expliquent la surprenante uniformité des rues et des maisons entourant la Grand'Place, où seuls varient les détails d'ornementation et de couleur. Ici, les trumeaux-pilastres se lancent à la verticale et se terminent par des têtes d'anges, encadrées par des médaillons.
Un peu plus loin, rue de la Bourse, les marchands ont choisi pour décor, en 1677, des enfants potelés. Les masques, sculptés dans la pierre au dessus des fenêtres du 1er étage méritent qu'on les détaille : sourcils, bouches grimaçantes surmontées d'immenses moustaches taillées dans d'épais boudins de pierre.
Toutes ces façades gardent encore deux siècles plus tard des cicatrices de la fameuse bataille en 1792, car on peut découvrir ça et là, des boulets de canon encastrés dans les murs de briques.
Un petit détour par le n°14, rue Lepelletier (rentrer discrètement dans la boutique) montre au visiteur curieux, un ensemble de maisons et de cours, fin XVIème et début XVIIème siècle, qui résume encore une fois l'étroitesse du parcellaire et surtout le charme de l'architecture du Siècle d'Or lillois.
Retour vers la rue de la Grande Chaussée où un bras de fer, belle enseigne, accrochée sur le balcon de la maison d'angle (XVIIIème siècle) indique la direction à prendre. C'est une des plus élégantes rues de la ville. Son rôle au Moyen-Age était de relier le castrum avec la Grand'Place, le forum.
Ici, les maisons furent reconstruites pour la plupart au XVIIIème siècle, et l'étage s'orne de balcons de fer forgé, caractéristiques du raffinement des maisons bourgeoises. Aux numéros 20 et 26, résida le célèbre Comte d'Artagnan, Gouverneur de Flandre, avant de participer au siège de Maastricht, où il trouva la mort en 1673.
On voit déjà de loin au n°3, rue des Chats Bossus, l'une des plus belles poissonnerie-restaurant de France, l'Huitrière. entièrement décorée de carreaux de grès marbré jaune et bleu et des sublimes mosaïques marines dues à l'artiste breton Mathurin Mehaut. Ce pur décor art-déco date de 1928.
Au n° 23, l'ensemble de deux maisons (1644), l'une front à rue, l'autre donnant sur un ancien canal est encore une fois un parfait exemple du double parcellaire, si fréquent dans ce quartier.
En empruntant, place Louise de Bettignies, le petit passage de la Treille, on peut découvrir les ponts en bois sur l'arrière des maisons enjambant l'ancien canal du cirque aujourd'hui asséché.
Voici l'îlot Comtesse,en fait l'ancien castrum, siège des comtes de Flandre, délimité par la rue de la Monnaie, la Place Louise de Bettignies, l'avenue du Peuple-Belge (qui était jusqu'en 1936, le port de Lille) et la Place du Concert, il forme un ensemble agréable de maisons, datant du XVIIème siècle-début XVIIIème. La rue de la Monnaie doit son nom à l'hôtel de la Monnaie élevé ici en 1685.
Seul exception, le n° 12 présente un pignon à "pas de moineau", si fréquent à Lille, est encore visible dans des tableaux accrochés au Musée de l'Hospice Comtesse.
Au n° 32 de la même rue l'imposante façade et le portail monumental (1649) mènent vers cette fondation hospitalière du XIIIème siècle, transformée en musée.
Au n° 61, l'Hôtel nommé "du juge garde" (1772) en forme de "L", présente une façade classique, des écuries et une cave voûtée.
Au bout de la rue, dominée par la haute tour du Palais de Justice (1968), la Place du Concert est particulièrement animée les jours de marché.
Pour le retour vers le centre-ville, emprunter la rue au Peterinck, bordée d'un rand de petites maisons, habitées autrefois par des tisserands au XVIIIème siècle. Ils occupaient le rez-de-chaussée pour le commerce, réservant l'entresol pour l'ouvrier et le métier à tisser.
La Place aux Oignons (déformation du mot "donjon") reste une allusion à l'enceinte du XIème siècle, suivie par la rue des Vieux-Murs. Une petite ruelle mène de la Place aux Oignons à la Cathédrale Notre Dame de la Treille, depuis 1270, patronne vénérée des Lillois. L'Eglise occupe depuis le XIXème siècle un endroit "sensible" : car ici se trouvait, entouré d'eau et probablement sur une motte féodale, le premier donjon des comtes de Flandre.
Face au parvis, rue des Weppes (encore un ancien canal) l'ancien refuge de l'Abbaye de Loos (XVIIème siècle) s'intègre dans un immeuble contemporain.
Par la rue du Cirque et la rue Basse, rejoindre la rue Lepelletier. A l'angle avec la rue du Curé Saint-Etienne, un délicieux petit bas-relief "Le sacrifice d'Abraham" orne le mur.
Trois ruelles évoquent ici par leur nom (rue Saint Etienne, rue des Débris Saint Etienne et rue du Curé Saint Etienne) l'ancienne église gothique détruite pendant le siège de 1792.
Un peu plus loin, au n° 25/27, rue Esquermoise, se trouve le "Temple des Douceurs", le "Palais des Bonbons", la pâtisserie Meert, la plus ancienne confiserie de Lille (1761). Moulures en cuivre et balcons en dentelles de fonte aident à comprendre enfin le sens du mot "bonbonnière".
La belle porte ouvragée au n° 25 mènera prochainement le visiteur à l'intérieur d'un dédale de petites rues et de places, endroit de rêve pour une halte.
Avant de rejoindre la Grand'Place, jetons un dernier coup d'oeil sur la splendide et l'unique façade renaissance française (1572) de l'Hôtel de Beaurepaire, rue Saint Etienne
La Vieille Bourse
C'est incontestablement le plus beau monument de la ville construit de 1652 à 1653. Elle accueille dans sa cour tous les jours (sauf le lundi) Bouquinistes et Fleuristes, même le dimanche matin. Composée de vingt-quatre maisons identiques qui entourent un cloître, l'oeil est attiré par la variété infinie des cariatides qui ornent les pilastres. La même opulence se retrouve dans le décor des fenêtres, aux frontons tantôt courbes ou triangulaires, ornés de cartouches, guirlandes et fruits charnus, à la manière de la Renaissance Flamande. Les Lions de Flandre sculptés sur les portails rappellent l'appartenance de Lille aux Pays-Bas. Sur les quatre côtés, au-dessus des fenêtres du deuxième étage, sont peints dans des cartouches aux couleurs vives les sigles des Entreprises Contemporaines. Grâce à leur mécénat des travaux de restauration ont redonné tout son éclat à la Vieille Bourse.
L Hôtel de ville.
Il remplace l'ancienne mairie, Place Rihour, qui a brûlé en 1916. Lors de sa construction de 1924 à 1928, l'architecte E. Dubuisson s'est largement inspiré des maisons flamandes à pignons triangulaires. L'intérieur étonne par son parti-pris de fonctionnalité avec ses guichets ouverts sur un grand hall de 107 mètres de long, rythmé par deux rangées de piliers à motifs floraux. une exceptionnelle collection d'oeuvres d'art contemporain orne les montées d'escaliers, couloirs et salles municipales. La fresque la plus spectaculaire peinte par l'artiste islandais ERRO, raconte sous forme de bande dessinée l'histoire mouvementée de la ville. Le Beffroi voit le jour de 1932, il domine la région de ses 104 mètres. Sur son socle sont sculptés les deux géants fondateurs de la ville : LYDERIC et PHINAERT.
Le quartier Euralille
Peu de villes peuvent s'enorgueillir d'avoir fait appel aux meilleurs urbanistes et architectes pour créer "un morceau de ville" propulsant Lille avec audace dans le XXIème siècle.
Un peu de curiosité et une envie de flâner suffisent pour partir à la découverte des nouvelles voieries et des diverses réalisations situées entre la Gare Lille-Europe et la Gare Lille-Flandres : surplombant la Place de l'Europe, le Viaduc le Corbusier est un point d'observation idéal.
A gauche, la Gare Lille-Europe est "un modéle de gare nouveau réconciliant le train et les citadins" explique l'architecte J.-M. Duthilleul, directeur de l'atelier d'aménagement de la SNCF.
Une vitrine de 400 m de long,met en scène le TGV et s'ouvre sur le centre ville par une façade vitrée de 15 m de haut. Son toit,ondulé comme une vague, est surplombé de 2 tours. La station de métro attenante forme le puits de connexion de tous les transports : métro VAL, TGV, parkings et voie rapide.
La première tour, Tour du Crédit Lyonnais enjambe la gare de ses 20 étages. C. de Portzamparc l'a imaginée d'un bloc, jaillissant dans le ciel de la métropole comme le signal du renouveau, jouant du métal et du verre pour la partie haute, de la pierre et du verre pour le bas.
En raison de sa forme, certains l'ont déjà surnommé "Le Flipper" ou "la chaussure de ski".
Vient ensuite La Tour Lille Europe et l'Atrium. Le noyau de cette tour de 25 étages, conçue par C. Vasconi associé à J.-Cl. Burdèse, est constitué d'un portique en béton qui enjambe la gare.
A son sommet s'accrochent, par des équerres métalliques et des câbles, tous les planchers et l'enveloppe extérieure vitrée. Au pied de la tour, l'Atrium conçu par C. Vasconi et P. Vanderdootd accueille les services aux entreprises.
Légèrement sur la droite, jouant comme un Mondrian avec les couleurs, le Centre Euralille.
Ses façades verticales, entièrement vitrées, sont traitées très sobrement.
mais lorsqu'on y pénètre, le Centre Euralille offre de saisissantes perspectives.
Quant au toit, "il s'agit d'une sorte de feuilleté métallique, perforé, tramé, avec transparences et jeux de lumières" explique son concepteur, J. Nouvel, associé à l'architecte régional M. Paindavoine qui signe également l'Aéronef et l'Espace croisé.
Les autres constructions en superposition du Centre ont été conçues par l'agence B. Dubus T. Richez et par M. Lenglart.
Plus de 130 boutiques, 7 moyennes surfaces, un hypermarché et des restaurants se répartissent sur deux niveaux. à 500 mètres de là, caché par les deux tours se trouve Lille-Grand-Palais, conçu par l'urbaniste et architecte R. Koolhaas. C'est à lui que la ville à confié en 1988 la réalisation de ce "nouveau morceau de ville" de 70 hectares.
La vaste ellipse de Lille-Grand-Palais est posée sur des piliers d'une grande légèreté, abritant trois types d'activités : salons professionnels, congrès et spectacles.
De l'autre côté du viaduc "pousse" le parc Matisse, 8 hectares, conçu par l'architecte G. Clément, associé au designer C. Courtecuisse et S. Flipo et E. Berlin.
Quand le monde végétal et la verdure auront pris leur ampleur définitive, ce "nouveau poumon vert" invitera à la promenade ou au jogging pour les plus sportifs !
On arrive ainsi aux vestiges des fortifications de la porte de Roubaix, point de jonction avec la ville ancienne.
Le Marché de Wazemmes, le plus pittoresque, surtout le dimanche matin, où il s'étend sur toute la Place de la Nouvelle Aventure, marché aux puces et animaux, fleurs. Autres jours : mardi et jeudi matins.
La Maison Natale du Général De Gaulle.
Le petit Lillois de Paris” naquit à Lille en 1890 dans la maison de sa grand-mère. Cette maison, rénovée en 1995, nous donne un exemple de ce qu'a pu être sa vie passée ici lors de nombreuses vacances. Des photographies évoquent la vie du Général de Gaulle au fil des années. Parmi de nombreux objets personnels, on peut y voir notamment sa robe de baptême, son épée de Saint-Cyrien et la DS de l'attentat du Petit Clamart.
Tél : +33 (0)3 28 38 12 05
OUVERT DU MARDI AU VENDREDI DE 14H A 17H
VISITES POSSIBLES POUR LES GROUPES SUR RESERVATION
La gastronomie.
La cuisine lilloise est une cuisine destinée à des climats nordiques, "tenant bien au corps". Rien de bien difficile pour devenir un cordon bleu quand on sait dénicher sur les marchés hauts en couleurs les excellents produits du terroir.
Les spécialités gastronomiques
Tout commence avec la carbonade flamande mijotée dans la bière et les oignons, ou le lapin aux pruneaux pour ceux qui aiment le mélange salé-sucré. Le potjevleesh se mange de préférence froid : c'est une terrine de veau, de lapin et de lard. Mais il y a aussi le Waterzoï au poisson, délicieux mélange de petits légumes, de crème et de soles, en provenance de la mer toute proche.
Le tout peut s'accompagner d'une bière brassée artisanalement, (aux noms évocateurs tels que "la Blanche", "la Gueuze", "Les Trois Monts", ...)
Viennent les fromages : le Vieux-Lille, très odorant et à la pâte molle. (Sait-on que le Vieux Hollande mûrit pendant des longs mois dans des caves à Roubaix, choyé et retourné régulièrement comme un champagne ?).
Arrivent les douceurs : tarte au sucre, à la cassonade, gaufres, Fleurs de Lille et "Ryssels" petits feuilletés pralinés, enrobés de chocolats. Pour digérer le tout, rien de tel qu'un alcool fort, venant d'une distillerie de genièvre de Loos ou Wambrechies.
La citadelle de Vauban.
Elle est l'œuvre de Sébastien Leprestre, Marquis de Vauban. Edifiée sur l'ordre de Louis XIV qui venait de conquérir la ville, sa construction se déroula sur trois ans de 1667 à 1670. A l'origine, c'est une petite ville entourée de cinq bastions, formant une étoile, (circonvolution 2200 mètres). Pour la construire, il a fallu cuire soixante millions de briques, extraire des carrières trois millions de blocs de pierres et soixante dix mille pieds de grès. La porte royale de l'entrée arbore une inscription en latin, véritable louange à la gloire du Roi-Soleil. Cette “Reine des Citadelles”, établie sur la frontière de la Flandre, faisait partie d'une double ligne de places fortes entre Gravelines, Dunkerque et Maubeuge/Rocroi. C'était le fameux “Pré Carré”, conçu par Vauban comportant 28 villes fortifiées.
Visites guidées possibles pour groupes et individuels (voir chapitre "visites")
La Braderie de Lille
Trois jours de folies attirent chaque premier week-end de Septembre plus d'un million de visiteurs.
C'est sans aucun doute le plus grand marché aux puces d'Europe.
Imaginez 200km de trottoirs occupés par les " bradeurs ", habitants de la Métropole ou brocanteurs venus de toute l'Europe, car tout se vend et tout s'achète depuis le Moyen-Age où les valets de chambre avaient obtenu le droit de vendre une fois par an les vieux habits et objets de leur maître.
Une autre coutume s'ajoute à la folie ambiante: la célèbre moule-frites, menu unique, que tout bradeur respecte.